Le mobilier urbain est accepté visuellement et affectivement par tous les usagers de la ville comme leur appartenant; ainsi mon parti pris était avant tout culturel. Ce travail pour JCDecaux fut un regard sur ce qui avait été réalisé au sein de l'entreprise depuis les années 60. Il ne s'agissait pas de refaire une collection plus astucieuse. Il me fallait trouver un champ d'application neuf, les origines mêmes du mobilier urbain : du monde végétal aux arborescences de toutes sortes vu par Guimard aux photographies de Blossfeldt, du travail sur la verticalité de la «colonne sans fin» de Brancusi aux cathédrales gothiques.
Travailler sur la mémoire de ceux auxquels sont destinés les projets est déjà une façon d'aller vers eux. Le design peut trouver dans cette attitude une nouvelle définition, un geste vers les autres.